Ailix.ai a ouvert le 7 octobre 2024. Trente-cinq modèles d’IA, une interface, une facture. Le lendemain, la plateforme était présentée au salon de l’intelligence artificielle du ministère de l’Intérieur.
Nous cherchions à régler ce que nous voyions chez nos clients depuis deux ans. Chaque outil se paie par personne, et il en faut plusieurs : le meilleur modèle pour les visuels vient d’un fournisseur, le meilleur pour le texte d’un autre, le meilleur pour le juridique d’un troisième. La facture monte sans que personne sache qui utilise quoi. Pendant ce temps, des salariés collent des documents confidentiels dans le premier assistant venu, faute d’un outil validé par leur employeur.
La bêta réunissait donc ChatGPT, Claude, Gemini, Perplexity, Magnific et une trentaine d’autres, avec la génération de textes, d’images et de vidéos, la transcription audio, la traduction de documents longs et l’interrogation de documents internes. La DSI disposait d’une console d’administration, le paiement se faisait à l’usage, et le premier forfait tenait à 5 € par mois et par salarié.
Les premiers testeurs sont venus de LinkedIn, un code d’accès à la fois. Quatre-vingts commentaires sous l’annonce, autant de conversations, et ce sont eux qui écriront la suite.